Diplômé ou surdiplômé, quel cursus pour les étudiants d’aujourd’hui ?

Pus que jamais, le diplôme est devenu un véritable Graal lorsqu’il s’agit de postuler à ces nouveaux métiers, qui apparaissent chaque jour. Ces métiers du web ont redonné une place essentielle à ces diplômes, que certains étudiants accumulent. Alors surdiplômés ou ultraspécialisés, cette multiplication des diplômes est-elle bénéfique ou peut-elle présenter des dangers ? La Digital School of Paris vous répond.

 

Les diplômes, un sésame pour pouvoir concrétiser ses ambitions

Alors que Parcoursup et l’orientation post-bac sont au cœur de l’actualité en ce mois de mai, les étudiants eux-mêmes sont en pleine réflexion sur l’utilité et l’importance du diplôme, qu’ils espèrent décrocher dans quelques semaines pour certains ou quelques années pour d’autres. Qu’il s’agisse d’un bac + 5 dans une école du web ou d’un BTS, le diplôme reste en effet un véritable Graal, qui doit permettre d’ouvrir des portes aux étudiants. Plus ces derniers sont engagés dans leur cursus, plus ils croient en la valeur de leurs études supérieures. Une étude de l’INSEE souligne, que 45 % des jeunes âgés de 15 à 34 ans estiment le diplôme comme très utiles pour leur travail au quotidien.  

Près d’un jeune sur deux a donc conscience de la nécessité d’obtenir un diplôme adapté à ses envies et à ses aptitudes pour s’assurer d’un avenir professionnel conforme à ses ambitions. Avec les nouveaux métiers, annoncés comme porteurs en termes de création d’emplois (les analyses prédisent qu’entre 50 et 66 % des métiers de demain n’existent pas encore aujourd’hui), ces études deviennent de plus en plus spécialisées, puisque le diplôme doit permettre à un étudiant de justifier de sa capacité à répondre à une demande précise émanant des entreprises.


Diplôme et surdiplôme, la chasse aux compétences est ouverte pour les étudiants

Dans l’univers du digital par exemple, un étudiant ayant décroché un master en Digital Marketing pourra juger nécessaire et opportun de compléter son apprentissage par l’obtention d’un Mastère Expert Digital Blockchain. Il s’agit bien de se spécialiser, quitte à multiplier les diplômes. Dans tous les secteurs d’activités, on rencontre donc des étudiants, qui peuvent justifier de l’obtention de plusieurs licences, ou de plusieurs masters …. Certains évoquent alors une surspécialisation bénéfique aussi bien à l’entreprise qu’à l’étudiant lui-même, alors que d’autres veulent y voir une dérive de notre société, avec la multiplication de ces surdiplômés.  

On qualifie de surdiplômés, ceux dont le niveau de formation est supérieure aux conditions exigées par l’emploi qu’ils occupent. Dans notre exemple précédent, en quoi la spécialisation dans cette nouvelle technologique qu’est la Blockchain, pourra être utile à un responsable de trafic ou un responsable SEO d’un e-commerçant. Pourtant cette sur-éducation, comme certains tentent de présenter le phénomène, n’est en rien un obstacle mais constitue bien un pari sur l’avenir :

  • Avenir professionnel de l’étudiant, qui ne peut pas connaître précisément les fonctions qu’il sera appelé à occuper dans quelques mois. Et dans le doute, mieux vaut se préparer et donc se former à toutes les éventualités.
  • Avenir du salarié, qui a déjà imaginé un plan de carrière, et dont les diplômes ne sont qu’un outil pour y parvenir
  • Avenir de la profession ou du secteur d’activité, puisque ces spécialisations conduisent le plus souvent à appréhender toutes les opportunités ouvertes avec ces technologies.

 

A l’université comme dans une école du web, le diplôme reste une valeur sure

Inquiets pour leur avenir, les étudiants voient enfin dans l’obtention de multiples diplômes la meilleure manière de se protéger et d’améliorer leurs perspectives d’avenir. En 2016, si 49 % des jeunes sans diplômes étaient sans emploi, ils n’étaient que 10 % dans ce cas pour celles et ceux justifiant d’un diplôme bac + 5. Le diplôme reste une valeur sure sur le marché de l’emploi, et ce postulat reste encore plus vérifiable en ce qui concerne les métiers du Digital, qui exigent encore plus de spécialisation.

Enfin, il ne faut pas négliger le questionnement des entreprises et des DRH vis-à-vis de ces étudiants qualifiés de surdiplômés. Dans l’imaginaire collectif, on a souvent associé ces surdiplômés à des « génies », qui ne disposaient pas toutefois des capacités à s’intégrer facilement dans le marché du travail. Aujourd’hui, ce jugement est corrigé, et les entreprises savent que de nombreux étudiants ont suivi tout ou partie de leur cursus en alternance, ou en ayant effectué de nombreux stages professionnels. Dans l’univers du Digital, notre école du Web s’efforce enfin de plonger ses étudiants dans cet écosystème si particulier afin de les rendre « employables » et opérationnels.

 

Et vous, comment analysez-vous ce phénomène du surdiplôme ? Pensez-vous qu’il est appelé à se développer encore dans les années à venir ?